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Études de cas : effets d’un programme d’éveil musical sur les interactions de communication orale entre l’enfant d’âge préscolaire (4 à 5 ans) avec troubles du spectre autistique (TSA) et son parent.

EVRARD, Mélanie
Doctorat en musique, éducation musicale

Contexte – Au Canada, il existerait soixante-cinq mille personnes touchées par les troubles envahissants du développement (TED) dont dix-huit mille dans la province du Québec (ATEDM, 2013). Le « National Epidemiologic Database for the Study of Autism » au Canada note une augmentation prononcée des diagnostics des troubles du spectre autistique (TSA) sur l’ensemble du pays depuis les dix dernières années. Selon le DSM IV-TR, les personnes atteintes de TSA tels que l’autisme, l’autisme atypique et le syndrome d’Asperger, présentent d’une part, des troubles dans leur communication et leurs interactions sociales et d’autre part, des comportements, des activités et des intérêts restreints, répétitifs et stéréotypés. Étant donné qu’un diagnostic peut être posé avant l’âge de 3 ans, une prise en charge précoce est dès lors possible et conseillée par les professionnels afin de préparer l’enfant à la communication écrite et orale avant son entrée à l’école primaire. Différentes interventions éducatives existent déjà telles que la méthode ABA, « Teacch » et PECS, entre autres. Toutefois, ces programmes éducatifs comportementaux ne semblent pas toujours personnalisés au type d’autisme de l’enfant et demandent souvent un investissement important en temps de la part des différents milieux dans lesquels il évolue. De plus, très peu d’études ont été menées afin de démontrer l’efficacité de ces programmes. L’éveil à la musique, par des pratiques inspirées de la musicothérapie, serait une approche novatrice ; il offre des pistes d’action intéressantes pour apporter certains bénéfices à l’enfant. Plusieurs auteurs ont d’ailleurs mis en exergue l’impact de l’écoute et de la pratique de la musique sur le développement des habiletés communicationnelles des enfants ayant des TSA (Vaillancourt, 2005). Toutefois, ce champ de recherche demande à être mieux explorer. De fait, l’éveil musical comme outil de communication serait-il un moyen efficace de promouvoir les interactions de communication orale entre l’enfant avec troubles du spectre autistique et son parent ?

Objectifs – Ce projet de recherche poursuit deux objectifs. Dans un premier temps, il vise à explorer les interactions de communication orale présentes entre l’enfant d’âge préscolaire (4 à 5 ans) avec TSA et son parent. Dans un deuxième temps, ce projet de recherche vise à déterminer l’impact d’un programme d’éveil musical sur le développement des habiletés de communication orale entre l’enfant d’âge préscolaire (4 à 5 ans) avec TSA et son parent.

Apport – L’apport de ce projet repose sur l’avancement des connaissances théoriques concernant les interactions de communication orale établies entre l’enfant d’âge préscolaire (4 à 5 ans) avec TSA et son parent. Il offrira également un apport pratique en développant un programme d’éveil musical adapté afin que les parents puissent communiquer plus efficacement au quotidien avec leur enfant. Par ricochet, ce projet profitera également au domaine des sciences de l’éducation. Les éducateurs, les intervenants spécialisés et les enseignants pourront bénéficier de moyens complémentaires pour favoriser une inclusion des enfants avec TSA par l’entremise d’activités musicales adaptées à cette clientèle.

Directeur et codirecteur(s) de recherche :

Financement :

  • Bourse de leadership et de développement durable (catégorie leadership artistique) octroyée par l’Université Laval pour l’année 2013-2014. D’un montant de 10 000$, cette bourse est décernée aux étudiants admis à temps complet dans un programme régulier de 3ème cycle et qui ont fait preuve d’un leadership exceptionnel dans la catégorie identifiée.
  • Prêt de spécialisation octroyé par la fondation belge Fernand Lazard pour l’année 2013-2014. D’un montant de 12 000 euros (13 200$), ce prêt est accordé aux étudiants de nationalité belge qui possède déjà un diplôme de second cycle d’une université belge afin de financer une année de recherche à l’étranger.
  • Bourse bilatérale de spécialisation octroyée par « Wallonie Bruxelles International » pour l’année 2013-2014. Couvrant les frais de scolarité supplémentaires, cette bourse est décernée aux étudiants belges en vertu de l’accord de coopération liant le Gouvernement québécois à la Communauté Wallonie-Bruxelles de Belgique.